sexta-feira, 14 de abril de 2017

Como devem vestir-se as mulheres? A resposta de Trump, dos islamistas e das feministas


Raudha Athif

Pauline Mille, Reinformation.TV, 11 de Abril de 2017

En suggérant que nous les femmes portions des robes, Trump fait ricaner les féministes. Mais l’assassinat par des islamistes d’un mannequin des Maldives coupable de s'habiller à l'occidentale les laisse sans réponse. La pensée totalitaire est pleine de contradictions.

Rhauda Atif avait un visage étonnant, presque autant que l’Afghane aux yeux verts dont la photo a fait le tour du monde. Elle, venait des Maldives et elle exerçait à mi-temps le métier de mannequin international, elle avait posé pour la couverture du magazine Vogue en octobre 2016 pour un numéro qui se proposait de « célébrer la beauté dans la diversité ». Vaste programme, comme disait l’autre, au cœur du politiquement correct.

Coupable de s’habiller en jean, elle est tuée par des islamistes

Le reste du temps, elle était étudiante en médecine à l’Islami Bank Medical College de Rasjahi, à environ deux cent kilomètres de Dacca, au Bangladesh, où sa qualité de mannequin ne passait pas inaperçue. On l’y a retrouvée morte à la fin mars, dans l’hôtellerie réservée aux filles du collège, et les autorités avaient d’abord conclu au suicide, mais son père et son frère ont protesté et ont demandé une autopsie. Ils ont fait valoir trois éléments, elle était en pleine forme et joyeuse, ce que ses camarades confirment, elle s’était plainte qu’on ait « versé des somnifères dans son verre » quelque temps auparavant, et elle avait fait l’objet de remarques et de menaces de la part des islamistes pour sa façon de s’habiller « immodeste » et « non islamiste ». Sans doute acceptait-elle le « dress code » du collège enroulant autour de son cou et de ses cheveux le grand foulard islamique, mais elle portait des jeans quand elle n’était pas en cours. La police des Maldives s’est entremise auprès de son homologue de Rasjahi. Le commissaire bangladais Amin Hossain, adjoint au responsable des investigations, estime dans sa réponse qu’il « y a 50 % de chances qu’elle ne se soit pas suicidée », ce qui est une manière diplomatique d’accepter de faire droit à la requête du père.

Trump demande aux femmes de s’habiller en femmes

J’attendrai les résultats de l’enquête pour être affirmative, mais l’affaire Atif fait suite à d’autres cas de meurtres maquillés en suicide où sont impliqué des islamistes, elle remue le sous-continent indien où la presse lui consacre de gros titres. Pourtant, elle semble laisser complètement froides les féministes occidentales, dont l’objet social officiel est pourtant la cause des femmes.

Ces féministes semblent plus préoccupés par le « sexisme » allégué de Donald Trump. Le bombardement de la Syrie lui est compté comme un bon point mais elles ne lâchent rien sur sa façon d’être et de parler avec les femmes. Témoin un billet du magazine Elle, lui aussi très versé dans la beauté et la diversité, qui reproche au président américain de porter trop d’attention à « l’apparence physique des femmes ». Elle cite un anonyme qui a « participé à la campagne de Trump » et affirme : « Même si vous êtes en jean, vous devez être soignée ». Mon Dieu quelle horreur ! Un employeur qui demande à ses employées de ne pas s’habiller comme des souillons !

La réponse idéologique des féministes

La source ajoute : « Les femmes se sentent forcées de porter des robes pour impressionner Trump », parce que celui-ci aurait demandé à celles qui l’entourent de « s’habiller comme des femmes ». Ici gît le lièvre et se dévoile l’intention de Elle. Bien sûr, il s’agit pour les féministes de casser du Trump tous les jours au petit déjeuner, mais il y a plus, et plus précis. A la suite de ces déclarations, des dizaines de féministes américaines ont adressé à Trump des photos habillées en pilote de chasse, en chirurgien, etc. Une manière de montrer que les femmes savent tout faire, ce que chacun sait, et d’en profiter pour affirmer, par une imperceptible confusion qu’il n’existe pas de manière de « s’habiller comme des femmes ».

Or cela est absurde, les modes et les us changent, les Chinoises des classes populaires depuis très longtemps ne portent pas de robe dans leur vie quotidienne, les Occidentales tendent à s’habiller en jean, mais aucune d’entre nous ne se vêt comme un homme, nous tenons à nous habiller toutes « comme des femmes », même si nous n’entendons pas forcément la même chose que Donald Trump par là.

Allah, la liberté, la nature et Trump

Ce qu’Elle et les féministes espèrent imposer, par leur petite confusion volontaire, c’est la disparition des codes vestimentaires qui différentient dans toute société les hommes des femmes : dans leur négation névrotique d’une différence des genres liée au sexe, elles veulent en faire disparaître les manifestations vestimentaires. Sous couleur de s’en prendre à je ne sais quel machisme de Trump, c’est la différence naturelle des genres qu’elles visent. Elles refusent le droit aux femmes de s’habiller comme elles l’entendent, comme le font exactement aussi les islamistes. Pour les féministes comme pour les islamistes, les femmes doivent refléter par leur façon de s’habiller l’idéologie de ceux qui les regardent, c’est-à-dire eux-mêmes. Les uns l’exigent au nom d’Allah, les autres au nom d’une prétendue liberté qui n’est que la négation de la nature. Finalement, c’est peut-être la réponse de Trump la moins déraisonnable.





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